Tempête Amélie : Elle transforme son école en Arche de Noé

C’est une tempête d’une rare violence qui a frappé le Sud-Ouest de la France ce week-end, provoquant de nombreux dégâts et privant moultes foyers d’électricité. Face à la panique générale, Johanna, jeune étudiante à Kedge BS Bordeaux, a décidé de réagir.

Samedi 19h : Une effroyable tempête nommée Amélie vient frapper de plein fouet la façade sud-Atlantique, mettant à rude épreuve tous les écosystèmes qui la peuple. Une aubaine pour Johanna, étudiante en L3 à Kedge Bordeaux, soucieuse de la survie de toutes ses espèces menacées qui peuplent les ESC et consciente du danger qui se présage. Face à l’incompréhension et la panique qui se répand peu à peu, elle décide de prendre les choses en main et d’exploiter le principal avantage concurrentiel de son école, à savoir, le gymnase sur le toit (pour une fois ce n’est pas le city-stade) et d’en faire un refuge pour toutes ses espèces menacées.

La première, bien qu’en pleine prolifération, est sans doute la plus difficile à gérer. Tel un troupeau de mouton à l’approche du loup, les Kedgers se sont dispersés sans réfléchir aux quatres coins de l’agglomération bordelaise. Ce n’est non sans peine qu’elle réussi à rassembler ce vaste troupeau le mettre en sécurité dans l’enceinte de l’établissement grâce à quelques paquets de clopes à moitié prix. 

Ce fut ensuite les toulousains et leur bel accent qu’elle alla secourir après. Cette espèce menacée dont la population décroît dangereusement n’avait pas besoin d’un nouveau cataclysme. Restait encore à faire cohabiter ces deux espèces aux relations hostiles dans un seul et même établissement. Chose qu’elle réussit, non sans mal, en convainquant toute cette troupe que, être 10e ou 11e, dans les deux cas il y a deux chiffres, ce sont donc des nombres, et nombre>chiffre, voila voila.

Mais la tâche était loin d’être terminée, car les espèces les plus fragiles résidants respectivement à l’ESC Pau et à Exelia la Rochelle, déjà au bord de l’extinction, risquent la disparition nette et définitive. Elle parvint tout de même à sauver in extremis les quelques rescapés de ces navires en plein naufrage juste avant qu’ils ne sombrent. Mais malheureusement, leur embarquement à bord de cette ancienne Kedge devenue arche de Noé ne fut pas des plus plaisante. Johanna ne pu empêcher la discrimination des prédateurs Bordelais et Toulousains vis à vis des réfugiés Rochelais et Pallois, bien en dessous dans la chaîne alimentaire. Ils furent marginalisés, entassés dans un enclos en coin du patio de Kedge. 

Ce fut malgré tout une opération réussie pour notre héroïne, qui fut la première à trouver une utilité aux 4 étages supérieurs de son immense navire. Il faut toutefois reconnaître que la place aurait manqué sans le refus d’embarquer des Erasmus Japonais et Haïtiens, qui se sentaient comme à la maison avec ce genre d’intempéries.

L’initiative de Johanna a été labellisée écofest.

Le fils de Platon

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