Le Festival du court métrage, ou comment se prétendre spécialiste cinématographique

Lassé de boire, lassé de valider, lassé de boire et de valider, comme beaucoup d’étudiants, j’étais à la recherche de nouvelles sensations pour sortir de mon quotidien dépravé. Néanmoins la renommée de Captain Jack n’étant plus à faire, les invitations et les recommandations se bousculant comme à son habitude, c’est ainsi que j’ai eu l’honneur d’être invité presse au Festival européen de court métrage organisé par l’association Extérieur Nuit et de sortir de ma routine étudiante.

Plus qu’un évènement étudiant, il s’agit d’une réelle célébration à l’inculture cinématographique et la mise en exergue de production, malheureusement, trop négligée. Durant deux soirées (trois si nous devions compter la mise-en-bouche à la cité du vin et la cérébralité oratoire du président d’AOC), se sont bousculés centaine de spectateurs (parents des membres d’Extérieur Nuit, spécialistes du cinéma, parents des membres d’Extérieur Nuit, étudiants et oncles et tantes des membres d’Extérieur Nuit) autour de cette nouvelle, et très récente passion pour le court métrage.

L’ouverture de ce festival a commencé par une représentation artistique articulée autour de la danse et du théâtre. L’originalité et la marginalité d’Extérieur Nuit nous auraient presque fait regretter l’ultra médiatisation du groupe Kaméléon au sein des évènements de Kedge Business School. Une fois cette « œuvre », et le public achevés, il était temps de passer au visionnage des 12 premiers courts métrages (dont les 12 suivants suivront le lendemain). Tous genres confondus, nous avons eu la chance d’assister à une pluralité de courts métrages différents : de l’animation, de la fiction…. Nous avons pu ainsi expérimenter toute une série d’émotions, même s’il faut notifier que l’étouffement et la propension à l’automutilation ont occupé une grande partie de notre seconde soirée (à l’égard du titre du dernier film diffusé : La mort, père et fils).

Outre l’omniprésence de scénarios macabres, dont la qualité ne pouvait être questionnée, ce festival n’aurait pas été ce qu’il est sans la présence de ses stars (il serait naïf de penser que je puisse citer le jury de grande renommée du festival) : les cannelés Auguste K. Goût courgettes, poivrons ou encore noisettes, il s’agissait définitivement des grandes révélations de ce festival. En espérant que Baillardran et la Toque cuivrée voient dans ce message une analyse concurrentielle d’une prépondérance non négligeable.

Non pas lassé de réjouir mes papilles de ces succulentes mignardises ou de l’accès illimité à un stock bien généreux de bière blonde et de vin bordelais, il était venu le temps de se rendre aux dernières projections précédant la remise des prix. C’est dans le non-étonnement général que les grands vainqueurs ont été annoncés : Bonobo, Hello Emptiness (pour le prix du jury du festival) et la Mort, père et fils (pour le prix France 3), dénominations définitivement symptomatiques des visionnages que nous subissons depuis la veille.

C’est dans l’hilarité générale et avec le sentiment d’être enfin devenu spécialiste des court- métrages, que l’ensemble des spectateurs ainsi que moi-même nous sommes dirigés vers la sortie, synonyme de la fin de ce si beau festival.

Cette critique étant bien entendue satirique et ironique, elle se situe à des années lumières de la réalité de cet évènement (le discours du président d’AOC escompté). Ce fut un plaisir pour moi d’être invité à ce festival que je vous recommande vivement pour les prochaines éditions et dont j’espère que le rayonnement ne cessera de grandir. Merci à toute l’équipe d’Extérieur Nuit.

Poppy Guy, un affilié presse heureux de l’être

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