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“Mais c’est nul ici” de cet ancien admissible enfin reçu dans l’école de ses rêves

Après deux semaines d’école, vous profitez de ce seul mardi soir de repos pour faire le point sur la situation. Lorsque vous passiez vos oraux, les admisseurs vous avaient vendu du rêve, avaient-ils raison ou n’était-ce qu’une vaste fumisterie ?

Votre intégration s’est tellement bien passée que vous avez l’impression d’être nés dans votre école. Cependant vous n’avez pas encore perdu votre regard critique et la moitié de vos neurones. Vous réalisez donc que, sur l’échelle de l’hypocrisie, après les politiciens et les personnes prêtes à payer 9€ leurs pintes pour un afterwork en rooftop (alors qu’en vrai la vue n’est pas ouf) on retrouve : les admisseurs. Alors ils ont beau dire que les tables de ping-pong c’est sympa, mais ce qui compte vraiment c’est le diplôme. Chose que certaines écoles et leurs admisseurs tendent à oublier. À vous, jeunes admissibles naïfs et pleins d’entrain, ils vous ont vendu une école à l’écoute de ses étudiants, où l’organisation règne en maitre et les échanges universitaires se font en un claquement de doigts. Force est de constater que la réalité n’est pas forcément aussi belle. Il vous reste tant chose à découvrir et telle Alice, vous passez de l’autre côté du miroir.

Vous profitez alors de votre nouveau statut d’étudiant en école de commerce pour enfin démêler le vrai du faux. “Salut Titouan, je me souviens de toi pendant les admissibles ! Tu m’avais indiqué le chemin de l’imprimante quand j’avais oublié de faire mon questionnaire.” Alors oui. Mais aussi non. Si vous le pouvez, évitez de faire vivre ce moment à Titouan l’admisseur. Surtout si, malgré son prénom (oui on peut s’appeler Titouan et avoir 21 ans), vous avez pour objectif de le séduire. De toute évidence, Titouan ne se souvient absolument pas de vous et, tel un pokémon démuni, prendra la fuite.

Avec tendresse vous vous rappelez du témoignage de cet admisseur pendant la période des admissibles : “Je me suis énormément ouvert à l’international depuis que je suis ici, j’ai vraiment amélioré ma langue”. Une fois rencontré dans son habitat naturel l’admisseur se transforme et adapte son discours à son environnement “Je suis dans l’asso qui intègre les internationaux et Dieu sait que je les ai bien intégrées les petites brésiliennes…”. (Je mérite ces 10 points beaufs).

Lors de la visite du campus ça lâchait des “Ouais mais notre campus c’est un peu High School Musical tu vois…” qui sont depuis devenus des “Moi ? Ah mais avant de te faire la visite je savais même pas qu’il y avait un gymnase”.

Sachez qu’avant de vous accueillir les admisseurs ont dû se concerter pour pouvoir répondre aux éventuelles questions gênantes de type :

“En vrai l’asso de cuisine c’est pas un peu une asso de merde ?

  • Tu sais chacun trouve chaussure à son pied aucune asso n’est meilleure qu’une autre.”

Ou bien encore :

“Et c’est une bonne situation président du BDA ?

  • Tu sais moi je ne crois pas qu’il y ait de bons ou de mauvais rôles au sein des assos. Moi si je devais résumer la vie associative aujourd’hui je dirais que c’est avant tout des chopes. Des meufs qui m’ont tendu la main peut-être à un moment où je ne m’y attendais pas, où j’étais ivre en soirée… Et ce sont ces hasards, ces rencontres qui forgent une validation. Parce que quand on a le goût de la chose bien faite, la bonne boisson, on ne trouve pas le listeux en face, je dirai l’asso de sport qui vous aide à concrétiser. Alors ça n’est pas mon cas comme je le disais là puisque moi au contraire j’ai bu et je dis merci, je dis merci aux soirées, je chante l’ivresse, je danse sur le bar, je fais l’amour ! Et quand beaucoup de gens aujourd’hui me disent : Mais comment fais-tu pour tenir aussi bien ? Et bien je leur réponds très simplement, c’est ce goût de la vodka, ce goût des évènements beaucoup trop chers pour leur valeur réelle qui m’a poussé à avoir un rôle à responsabilité mais demain, qui sait, simplement à devenir insupportable, à faire le don de, de mon boulard…”.

 

Maintenant vous sachez !

LARAGE FAF

via GIPHY

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