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INTERVIEW DE LA KOMU – La Révolte – Maxime et Andreï

ImageitwkomuUne petite présentation ?

Maxime : Je suis au BDA depuis l’an dernier, et après avoir participé à la KOMU l’an passé on s’est dit : « Pourquoi ne pas reprendre le projet ? » et faire quelque chose de sympa aussi cette année

Andrei :  Effectivement, on était tous les deux au BDA et à la KOMU l’année dernière. Enfin, je me suis chauffé, puis après Maxime m’a suivi.

Pouvez-vous nous expliquer le concept de la KOMU ?

Maxime : Il s’agit de rassembler les meilleurs artistes de KEDGE, auquel on fait passer des castings pour participer à un spectacle écrit par les étudiants de A à Z.

Andrei : C’est chaque année un nouveau spectacle, avec un nouveau thème. Derrière ça, on écrit une pièce, on fait ensuite passer les castings. Puis suivent les répétitions sur 8 mois.On pourrait être une asso, car on est soixante en tout sur le projet.

Comment on organise une comédie musicale en moins d’un an ?

Maxime : On s’est organisé comme une asso, il y a deux personnes à la tête du projet, Andrei et moi-même. Andreï est ce qu’on pourrait appeler un directeur artistique, c’est-à-dire qu’il s’occupe du théâtre, de la musique et du chant.Après, au niveau plus professionnel on a un pôle event, un pôle com et un pôle dem, de la logistique et de la trésorerie. On a une super équipe et le tout marche pas trop mal !

Andrei : Alors moi comme Maxime l’a dit précédemment je m’occupe de tout ce qui est artistique. J’organise les répétitions, je forme les acteurs, je vérifie si les responsables des pôles théâtre, danse et musique font bien leur taff. Le défi, c’est de rassembler tout ça au sein d’un même spectacle.

Pourquoi avoir choisi le thème de la révolte ? 

Maxime : Il y a plusieurs choses : D’abord, on a pas mal brainstormé tous les deux avant de choisir un thème. L’émancipation des femmes est un thème qui me tient beaucoup à cœur. L’histoire parle de ça

Andrei : (coupant Maxime) De lutte des classes aussi. On s’est inspiré de Victor Hugo. On cherchait cette lutte des classes qu’on avait en 1800. Ce qui est plutôt bien tombé car c’est à ce moment-là que les femmes ont commencé à s’affranchir. C’est comme ça qu’on est tombé d’accord

Maxime : Ce qui était sympa aussi avec cette époque, c’est qu’elle nous offrait l‘opportunité de se battre pour de supers costumes d’époque. Ça aura bien plus de gueule sur scène !

Les plus grosses galères ?

Maxime : Vous ! *rires*.

Andrei : La salle ! C’est ce qui nous prend le plus dans notre budget. Le Femina (NDLR : la salle où la représentation de la KOMU aura lieu) n’est pas du tout cher mais pour un jour et demi on en a pour 13.000 euros. Notre gros souci était de savoir si on retournait au Femina comme l’année dernière, ou si on essayait de prendre moins de risques, et donc de faire moins de pertes, en prenant une salle plus petite, avec plusieurs représentations.

Maxime : On était plus parti sur l’idée de repartir au Trianon, et de faire 3 soirs à 300 personnes plutôt qu’un seul à 1150. Puis finalement, en cooptant l’organisation, on a posé la question pour savoir ce que nos futures équipes voulaient, et du coup le Femina l’a emporté pour le défi que cela représentait. Toute notre organisation, la mise en scène a donc suivi. On a par exemple pu prendre plus de danseuses, car la scène est beaucoup plus grande, on a aussi plus de décors du coup.

Andrei : Un autre gros souci a été les costumes. Va trouver des costumes 1800 avec un budget de 4000 euros pour les décors et les costumes. On a pu descendre ce budget à 1000 euros car des connaissances nous ont prêtés des costumes. On a sauvé pas mal de budget, c’est une bonne chose ! Mais le plus grand défi reste de remplir la salle.

Maxime : En plus le match tombe le même jour que notre représentation. Comment on pouvait prévoir Marseille – Athletico Madrid ? Je vous conseille d’ailleurs de venir voir le match au Femina, on retransmet le match sur des écrans et sur tablettes pendant la représentation !

Andrei : On a aussi dû savoir gérer les acteurs après les campagnes, car la plupart des acteurs sont des listeux et sont un peu démotivés après celles-ci.

Des tensions entre les deux listes ?

Maxime : La KOMU c’est la Suisse, on ne s’énerve pas. Puis le BDA c’est plus gentil que le BDE ou BDS. On est tous amené à faire des trucs ensemble, et ils se connaissent généralement avant de lister. Après il y a toujours des petites piques…

Que des listeux à la KOMU ?

Maxime : Pas du tout ! On a ouvert les castings à tout le monde, on a fait les castings chez nous. Mais, avec le recul, on s’est dit que ça aurait été cool de faire les castings à KEDGE, histoire de susciter un peu de questions.

Andrei: On a eu 80 personnes qui ont participé au casting, ce qui donne aux participants une super expérience. En imposant aux cooptants un monologue donné et un monologue libre, avec la même démarche pour la musique, le théâtre ou le chant on a pu choisir les meilleurs pour avoir le spectacle le plus qualitatif possible.

Un profil type ? Le sarouel est-il important ?

Max : Fortement recommandé ! Mais non, pas forcément, on a un peu de tout ! On a du Cook’it, du Ber’kail,  du Solid’earth, et forcément beaucoup de BDA. Mais après comme disait Georges Brassens : « Le talent sans travail n’est qu’une sale manie ». Je préfère travailler avec quelqu’un qui a de la bonne volonté plutôt qu’un gros boulard comme Andrei. Faut savoir qu’on les assomme bien de répétitions aussi.

Andrei : Faut juste être motivé par l’Art en soi. Mais après oui les répétitions, et le projet en général sont un gros investissement personnel.

C’était plus pour le défi ou pour l’orga que vous avez monté la Komu ?

Andrei : Pour l’Art. Mais après ça devient aussi un défi organisationnel, car c’est hyper compliqué de partir de 0, car on doit trouver pas mal d’argent par nous-même. On a pas beaucoup de subventions de la part de KEDGE, même si on ne crache pas dessus. Le défi est plus organisationnel qu’artistique.

Max : Le côté artistique est aussi un défi, rassembler tout le monde n’est pas toujours simple surtout après les campagnes BDA, car beaucoup de gens n’ont pas vu leurs familles depuis des mois. On mériterait d’être une asso, mais on marcherait sur les plates-bandes du BDA

Andrei : Une commission au moins !

 

Que faites-vous des recettes ?

Maxime : On va les cuisiner ! Oh putain ce que c’est mauvais…

Andrei : Faut savoir que la KOMU, depuis son existence, n’a jamais été rentable. Mais s’il y avait recettes, on les utiliserait pour le BDA.

Maxime : On a des subventions de KEDGE, plus des « subventions » du BDA. Le BDA met à disposition 5000 euros, et KEDGE 4000 euros. Sauf qu’avec ça, on ne paye même pas la salle. Et de toute façon, on doit rembourser le BDA à la fin.

Maxime : Ou des vacances en Sicile !

Quelles sont vos méthodes pour soutirer de l’argent au peuple ?

 Maxime : *accent mafieux* alors c’est très simple, je suis allé voir tous les présidents d’assos et je leur ai pété la gueule jusqu’à ce qu’ils crachent de la thune. Non plus sérieusement, le meilleur moyen c’est d’utiliser les listeux tout simplement, enfin quand ils veulent bien et qu’ils ne vont pas se plaindre à tout le monde. Sinon, on a fait un crowdfounding et on a dépassé de 70€ notre objectif qui était de 1000, donc on a réussi à soutirer de l’argent finalement à… nos parents.

Andrei : Pour revenir sur la petite histoire avec les listeux, c’était notre idée à tous les deux, parce que ça se faisait les autres années aussi mais plutôt de vive voix. Donc ça a été fait de manière très rapide et certainement très maladroite, le message était très mal fait mais ça nous a valu un petit coup de com à la fin.

Maxime : Et on sait que vous êtes juste là pour rire alors on a voulu répondre rapidement avec une petite vidéo et on s’est bien marré à le faire.

Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu l’histoire de la pièce ?

 Maxime : C’est l’histoire d’une jeune bourgeoise du second empire, Madeleine Fourbois, et il s’avère que son père, Ernest, est un homme très riche qui a fait fortune dans le textile. N’ayant qu’une fille unique, il cherche un repreneur pour son entreprise. Pour marier sa fille, il fait le tour des diners mondains et tombe sur le vil Albéric de Francheville, qui est ruiné. Donc l’histoire va tourner autour de la question : comment Madeleine, élevée par un philosophe, avec des idées un peu neuves sur la condition féminine, va réussir à s’en sortir, ou pas, de cette idée de mariage arrangé.

Dans les membres de la KOMU, qui repartirait avec un Molière ? et à l’inverse, qui a un talent imaginaire ?

 Andrei : Je vais te laisser répondre, tu as plus de tact que moi.

Maxime : Il faut savoir que ça fait maintenant 6 mois qu’on bosse avec eux donc entre le début et maintenant il y a quand même une grosse différence. Notamment, Killian qu’on a recruté en tant que chanteur, mais comme c’était notre seul chanteur garçon il s’est retrouvé dans un rôle principal, même si lui en théâtre il ne méritait pas un Molière quoi. Il a été hyper assidu et finalement maintenant ça ressemble à quelque chose. Mais il n’y en a aucun qui mérite un Molière, à part, Andrei, qui est un peu trop bon. Et sinon, Robin en théâtre c’est plutôt solide, notamment sur l’absurde et le dramatique.

Comment vous donneriez envie aux lecteurs de venir voir vôtre représentation en utilisant les mots raquette (à la base le mot était racket) / arrosoir / nez ?

 Maxime : *accent mafieux* Vous avez plutôt intérêt à venir, sinon je vais prendre ma raquette pour vous péter le nez, vous allez voir ça va faire un vrai arrosoir de sang.

Est-ce que vous pensez remplir la salle ?

Andrei : On espère 1150 personnes mais c’est compliqué. Après on a un peu changé l’organisation, on a plus axé sur l’extérieur. On a notamment créé le pôle évent pour faire des évents extérieurs comme par exemple des blinds tests dans des bars ou encore un concert dans une maison de retraite. On aimerait bien que le spectacle dépasse Kedge et devienne une rencontre annuelle pour tous les Bordelais.

Marie & Antoine 

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