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Le glandeur de la prépa se rassure avant les concours : « tout le monde aura une école »

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C’est dans un état d’angoisse profonde -qu’il essaie vainement de cacher- que nous retrouvons Augustin pour cet entretien. Augustin est dans une prépa de province tout à fait classique. Il n’a rien foutu de toute l’année et a toujours fait le strict minimum pour ne pas se faire virer et continuer de se déchirer tous les soirs. Seulement voilà, les concours sont imminents et Augustin n’est pas prêt. Retour sur deux années de prépa ratées.

Le talent

« Depuis que je suis gosse, je n’ai jamais vraiment eu besoin de travailler, j’étais le meilleur sans rien faire. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai pu rentrer en prépa 
Augustin
Glandeur en prépa

 nous raconte Augustin. Et là, c’est le drame. Les cours sont plus denses et la concurrence bien plus forte. Impossible d’être le meilleur en continuant à ne rien faire. Augustin se retrouve alors dans une situation shakespearienne : travailler ou ne pas travailler ? Telle est la question, et la réponse s’est imposée d’elle-même assez rapidement. « Je ne sais pas travailler donc à quoi bon essayer ? Autant continuer de jouer à Dofus toute la nuit en fumant des pétards », nous explique-t-il.

L’anticipation

Deux années ont passé, et les concours sont là. Augustin avait acheté des livres très complets de chaque matière pour se donner bonne conscience. Posés sur son bureau, il les regarde chaque matin en se levant et se dit : « Il faudra que je m’y mette un de ces jours, et ne pas attendre le dernier moment ». Augustin s’est dit ça chaque jour jusqu’à une semaine avant la première épreuve. Alors, il en a ouvert un. Puis il l’a refermé au bout de 20 minutes en voyant la complexité des notions. « Faudra que que je me prenne plus de temps pour me poser et étudier ça vraiment à fond », se disait-il à H-72.

La sueur

Ces derniers jours, Augustin est devenu philosophe et a réussi à relativiser. « De toute façon tout le monde aura une école, il y a plus de places que de candidats », nous explique-t-il, cigarette au bec. « Et puis l’école ne fait pas tout, ça ne change pas grand-chose finalement ». Le regard dans le vide, nous sentons la détresse d’Augustin et décidons de lui offrir un pain au chocolat. Alors seulement, réconforté, ses yeux imprégnés de regret, il se livre : « En vrai j’aurais dû faire un DUT, j’aurais intégré une bonne école en n’en foutant pas une ».

Roméo

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