La flemme en école de commerce : est-ce réellement un fléau ?

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C’est bien connu, une fois en école de commerce, la flemme devient le fléau numéro un des étudiants ; quand tes potes te disent qu’ils l’ont, t’es le premier à t’insurger, mais finalement, en y réfléchissant bien, sache qu’il est en train de se sauver du cercle vicieux que représentent les ESC.

 

T’as forcément certains de tes potes qui sont en asso, toujours là à organiser des afterworks, des soirées ou évents en tous genres qui sont soit dit-en passant souvent des gros flops, donc dès le départ t’as déjà pas très envie d’y aller. En même temps, quand on te vend LA soirée de l’année, mais qu’en fait tu te retrouves à trois miskines autour d’une bière sans alcool, tu regrettes d’avoir quitté ton lit douillet. Du coup, à force de te dandiner dans ces soirées de merde, le syndrome de la flemmingite aiguë, forcément, finit par te laisser quelques séquelles. Ok, t’as perdu les trois-quarts de tes potes mais au moins t’as sauvé ton compte en banque, épargné la belle porcelaine de tes toilettes, sans oublier ton poids qui va mystérieusement cesser d’augmenter.

 

Si t’as la flemme, les soirées boîtes (plus communément SAT), c’est pas fait pour toi. C’est vrai que recevoir plus de 10 verres de vodka pomme dans les cheveux à la seconde c’est pas ton truc. Du coup, tu restes au fond de ton canap’ à polardiser devant le tout premier épisode des Marseillais Australia que tu n’aurais loupé pour rien au monde. En faisant ce choix, tu épargnes ton foie, tes fringues, ta voix et par la même occasion ta dignité. Tu seras bien content plus tard de ne pas avoir à suer à grosses gouttes avant les JT et autres photos de soirées, ou d’avoir à pleurer devant Stéphanie du service dépistage. Donc merci la flemme !

 

Et puis la flemme, ça a aussi un petit côté politique, fervente supportrice du parti EELV, elle lutte pour le bien de notre terre. La flemme, c’est aussi aller en cours sans prendre de feuilles, et donc : faire des économies de papier, donc sauver des arbres, donc sauver des forêts, donc sauver la planète. Le label Ecofest, c’est à ta personne qu’on devrait le décerner, tu devrais même te présenter ambassadeur…

 

Si t’as la flemme, tu n’as sûrement pas d’asso, tu l’as quittée, ou tu t’es peut-être même fait virer parce que t’as atteint le paroxysme du parfait branleur. Du coup, t’es tranquille, tu ne dois rien à personne, aucune deadline, aucun compte à rendre. En vrai, la belle vie non ?

 

Je vous l’accorde, la flemme présente son lot de mauvais côtés. C’est vrai que perdre la notion du temps à force de rester dans ton lit, avoir un évier qui déborde de vaisselle sale, et devoir faire en permanence le fantôme sur les travaux de groupe, ça demande quand même un certain génie. Et quand les autres vous croient associable, vous êtes en vérité en train de vous servir de votre flemme pour vous sortir de certaines situations. On connaît tous les techniques de flemme du torchon sur la vaisselle sale, se faire porter pâle pour éviter une AG, les certificats en bois pour justifier l’absence au cours du lundi 8h, et bien d’autres encore.

 

Si toi aussi tu t’es reconnu(e) dans cet article, et que tu as recours à au moins une des techniques de flemme, va vite chercher un stage.

 

PS : J’aurai bien trouvé une chute de fou à cet article mais … j’avais la flemme.

 

Az’

 

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