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Il se fait interner de force après avoir cassé la table familiale avec sa tête

topelement

Nous y voilà, les vacances de Noël sont là ! Et avec elles leur lot de repas de fêtes en famille : fini les pâtes au ketchup quotidiennes, fini les conserves Auchan à 87 centimes… Place à de la viande de qualité, place au foie gras et au champagne. Malheureusement, ce type de repas peut rapidement se transformer en cauchemar pour un Kedger… Captain Jack, premier sur l’info, est allé pour vous à la rencontre d’un ancien de la BEM, aujourd’hui interné à l’hôpital psychiatrique de Bordeaux. Voici un résumé de ses propos.

L’interrogatoire

Au début, ma famille m’a posé des centaines de questions sur mon école mon emploi du temps… « Alors, comment ça se passe ? », « Les cours sont intéressants ? », « Qu’est-ce que tu apprends de beau ? », « Tu as du temps libre quand même un petit peu ? » ; et au début il était très facile d’y répondre en maniant les mots pour éviter de révéler la vérité. Cette vérité qui dérange n’est autre que la réalité quotidienne du Kedger moyen : peu de soirées manquées et beaucoup de cours séchés, le tout à 12 000 balles l’année. Mais ça n’a pas été difficile de trouver les mots justes, du moins jusque-là…

L’alcool, facilité difficile à assumer

2 bouteilles de champagne débouchées pour l’apéritif, j’ai bu une flûte, puis une deuxième, puis une troisième… C’est alors que j’ai aperçu le regard suspicieux de ma mère : elle avait l’air de dire « genre tu bois pas beaucoup dans ton école, toi tu vas avoir droit à ta branlée en rentrant à la maison ! ». C’est là que tout s’est mis à vaciller. J’avais le choix entre m’arrêter de boire et tenter de faire semblant d’être un peu bourré, ou continuer à boire comme si de rien était, au risque de coucher mon tonton raciste qui se torche la gueule au 8.6 non-stop depuis mes 14 ans. Eh oui tonton Benito, J’ai bien grandi.

Me voilà donc coincé entre l’envie de boire pour faire passer l’ennui de la conversation de ma grand-mère sur les jeunes de son temps, et le regard de sa fille toujours plus insistant. Je n’ai peut-être pas fait le bon choix…

Le tabac, c’est tabou

Dès la fin de l’apéro, le tabac est venu sonner à la porte de mes addictions, tel un shark s’accrochant à tout ce qui a des seins : le facteur manque allait désormais s’intensifier au fur et à mesure de la soirée. Encore une fois, le dilemme est cornélien. Tenter de s’éclipser afin d’aller satisfaire cette envie et risquer de se faire prendre par ceux de ta famille qui ne sont pas au courant ou se battre contre soi-même et son addiction… Une fois encore, mon choix a conduit à ma perte…

Le dérapage 

J’ai donc fait le choix de mentir, de ne pas boire et de ne pas fumer… La suite des événements me sera fatale… Ma grand-mère, sacrée radoteuse qu’elle est, s’est remise en mode interrogatoire et je n’ai pas su lui redire exactement les mensonges de début de soirée… les suspicions maternelles se sont aggravées, jusqu’à se transformer en regards accusateurs. Avait-elle tout compris ? Aujourd’hui encore je n’en sais rien…

La pression montait, je ne devais surtout pas me trahir. Le manque de tabac commençait réellement à se faire sentir : boule au ventre, j’étais nerveux, presque tremblant… Puis encore une volée de questions suivies d’une nouvelle version de réponses toujours plus vagues, mes cousins jouant avec leurs cadeaux devenaient assourdissants (il me pris même l’envie d’en prendre un et de lui exploser sa tronche de gamin de 4 ans…), mon oncle bourré n’était plus là pour attirer l’attention (tombé par terre quelques minutes plus tôt, personnes ne l’a relevé, surement par habitude de voir ce bon vieux Benito rond comme une queue de pelle), tous les regards étaient alors rivés sur moi et mes mensonges. Je perds peu à peu le fil de la discussion, les questions et affirmations arrivent de toute part, je suis submergé par le bruit et les cris…

C’est alors que mon cerveau a décidé de faire quelque chose. Quelque chose dont je ne me souvenais même pas tellement toute forme de raison avait déserté mon crâne : Je me suis levé, j’ai fini la bouteille de champagne posée sur la table cul sec, j’ai hurlé KEEEEEEEDGE avant d’éclater la table basse du salon avec ma tête. Le traumatisme que j’ai subi ce soir là a poussé mes parents à me faire interner ici…

Alors que j’aurai voulu être plus transparent sur mes activités, montrer concrètement à ma famille comment se finissent mes soirées m’a fait passer pour un fou… Comme quoi associer Kedge et transparence est une chose bien compliquée…

Max

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