Kedge se sépare de son administration

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L’école estime qu’elle pourrait lui porter préjudice.

 

La nouvelle a fait grand bruit cette semaine. A l’issue du dernier conseil d’administration qui s’est tenu dans l’accélérateur Daniel Carasso, privatisé pour l’occasion, la porte-parole du groupe Kedge et directrice de la communication a annoncé lors d’une conférence de presse que l’école s’apprêtait à entamer des procédures visant à se séparer de son administration.

 

Seuls quelques médias locaux étaient présents durant la conférence de presse, mais l’information s’est rapidement diffusée dans toutes les écoles de commerce de France. Selon le service communication de l’école, « l’administration de Kedge va maintenant prendre son indépendance » car y rester rattaché pourrait « porter préjudice [à l’école] ».

Nous n’en savons guère plus pour le moment concernant l’avenir de l’administration actuelle.

 

Une façon de travailler « inappropriée »

 

La direction ne serait notamment pas en accord avec les process utilisés par l‘administration pour travailler, car ils véhiculeraient une mauvaise image de Kedge auprès des étudiants.

La principale critique formulée par le conseil d’administration est l’organisation trop complexe du système administratif. « Quand vous avez un problème, vous ne savez pas à qui vous adresser. Vous vous baladez d’un service à l’autre pendant des jours comme une vulgaire balle de ping-pong », explique la porte-parole lors de la conférence de presse.

 

De plus, les membres de l’administration sont si nombreux qu’aucun d’entre eux ne connaît tous les autres. « Il y a plus d’administratifs à Kedge que d’employés à Disneyland Paris », apprend-on.

C’est la raison pour laquelle la direction s’est refusée à tenter une réforme de l’administration, craignant une nouvelle perestroïka qui mènerait à l’effondrement de l’école. « Nous devons apprendre du passé, et José Milano ne pourra pas réussir ce que même Gorbatchev n’a pas su faire ».

 

Vers la privatisation de services administratifs

 

En raison des coupes budgétaires successives dans le financement de la vie de l’école, la direction envisagerait plusieurs solutions pour remplacer son administration.

 

La première option serait de faire appel aux services d’une société administrative privée pour tirer les coûts vers le bas. « En faisant jouer la concurrence, nous pensons pouvoir obtenir un service d’une meilleure qualité pour un coût moindre », explique la porte-parole.

 

Autre option envisagée par la direction, la sous-traitance des activités administratives de Kedge via des call-centers situés en Asie. Kedge aurait déjà eu recours à de telles sociétés pour certaines activités précises comme l’inscription aux différents parcours pour les élèves arrivant en Master 1. Cette pratique pourrait bien être généralisée à l’ensemble de l’administration, ce qui permettrait également à l’école d’économiser sur les locaux car ceux-ci ne seraient alors plus nécessaires.

 

Enfin dernière option, l’école envisagerait d’employer ses propres étudiants pour s’occuper des services administratifs, avec la validation d’un pro-act* à la clef. Ce deal considéré comme « gagnant-gagnant » par la direction permettrait à l’école d’économiser beaucoup d’argent, et de pouvoir former concrètement les étudiants à la gestion de projet dans le cadre d’une politique Learning by Doing. Cette hypothèse est présentée par le service communication comme la plus probable.

 

L’administration actuelle a une semaine pour faire ses cartons à compter de ce jour. Les larmes aux yeux, l’un de ses membres nous confie : « C’est la fin d’une époque. Bonne chance à ceux qui prendront notre place… Vous ne savez pas ce qui vous attend ».

 

Roméo

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1 Commentaire

  1. frisk_13 dit :

    Intox ? Ou il y a une part de vérité… car c’est vrai que c’est un peu le ouaille….

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