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Comment l’arrivée des parisiens a permis aux Kedgers de se faire accepter ?

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Il y a 6 mois a été inaugurée une ligne de train reliant Paris à Bordeaux en moins de 2h, faisant le bonheur des uns… et le malheur des autres. Avant de dresser le bilan, le Captain vous propose un petit rappel de vocabulaire.

« Parisiens » : Specimens plutôt individualistes, ayant tendance à développer le syndrome du « complexe d’infériorité inversée », et jugeant ainsi autrui comme automatiquement nul. Ne sait pas placer Perpignan sur une carte.

« Kedgers » : Spécimens venus des 4 coins de la France, ne se déplaçant qu’en meute, chantant les mêmes chants tribaux en boucle, de préférence entre 3 et 5 heures du matin rue sainte Catherine.

Tel le TGV, la relation entre bordelais et parisiens semble se détériorer à grande vitesse.

Un matin de novembre, 6°C, à la gare Saint Jean. Emmitouflé dans son écharpe Burberry, cramponné à son gobelet Starbucks, Paul-Louis attend le fameux train qui va le ramener chez lui en moins de 2h. « C’est fantastique. Avec cette nouvelle ligne je peux rentrer chez maman tous les weekends ! » nous raconte-t-il, avant d’ajouter à voix basse : « Vous savez, ce n’est pas facile d’être Parisien ici. On vous observe. On vous juge. Un mot sur la capitale et BAM vous êtes accusé d’arrogance. Enfin voyez, » nous confie-t-il, une pointe de compassion dans la voix : « je comprends que ce soit dur pour les autres. Enfin pour les Provinciaux, quoi. Ils n’ont rien ici. Pas de métro, pas de tour Eiffel… bref. Alors je ne dis rien, je reste discret. Au final ils n’ont pas choisi leur lieu de naissance, les pauvres. »

Pendant ce temps, Bordelais et Kedgers raccrochent les wagons

La rivalité Bordeaux-Paris a pris une telle ampleur que les bordelais en oublieraient presque les kedgers qui leur cassent pourtant les pieds depuis 3 ans avec leur « campus-vaisseau-spatial à la noix ».

Caroline, 21 ans, en 2ème année de PGE, nous raconte le changement extraordinaire qu’elle perçoit depuis la rentrée. « Un jour je suis allée par mégarde en ville avec mon pull Kedge. Quand je m’en suis aperçue, il était trop tard, j’étais déjà sortie. À ma grande surprise, personne ne m’a insultée. Je n’ai même pas reçu un caillou, pas une tomate, rien ! » L’émotion était palpable. « Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c’est énorme pour nous. C’est un pas en avant, une réelle prise de conscience qui est en marche… Je rêve du jour où Kedgers et non-Kedgers se tiendront par la main. », ajouta-t-elle, sourire aux lèvres et regard tourné vers un avenir meilleur. « Moi en tout cas, j’admire beaucoup les Parisiens. Ils ont réussi à se faire détester encore plus que les Kedgers, et ça, c’est vraiment fort. »

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Mais qu’en est-il des Kedgers Parisiens ?

[PAUSE] Attends attends. Tu es Kedger ET Parisien ? Alors toi, t’es un peu tombé au mauvais endroit au mauvais moment.

Si tu as l’intention de te mélanger avec le reste du monde, il va falloir être tactique. Voici quelques conseils qui peuvent rendre ta vie plus légère :

1) Falsifier ton lieu de naissance sur ta carte d’identité

2) Pratiquer la stratégie d’évitement en apéro : « Et toi du coup, tu viens d’où ? » « Alors moi je… Oh mais qui vois-je ! Sixtine ! Quelle bonne surprise, viens là que je t’embrasse ! »

3) Être prêt à faire des sacrifices :

« Chocolatine », bon allez, ça passe.

« Gavé bien », tes oreilles saignent mais tu sais que c’est pour ton bien.

« [Ville autre que Paris] est la plus belle ville de France » : Aïe. Serre les dents un bon coup et range tes critiques dans ta poche, tu nous remercieras plus tard.

Allez si tu lis cet article et que tu es Parisien, sache que toute la rédaction CJ te soutient dans ton combat quotidien (mais t’adresse aussi ses plus sincères condoléances).

Matwoollen

PS : Captain Jack accepte les insultes de tous les Kedgers, toutes origines confondues <3

 

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