Publicités

Les écoles de commerce et la langue française, une longue histoire de désamour

orthographe

Eh oui, vous l’aurez remarqué, une école de commerce n’est pas un lieu dont l’académie française peut être réellement fière : il est vrai que notre cher langage s’y trouve quelque peu malmené.
En fait, on pourrait même penser qu’une langue à part s’y est directement développée, combinant abréviations douteuses, anglicismes spectaculaires et erreurs niveau CP qui faute d’être corrigées parce que « on est pas là pour bien parler lol », se sont directement intégrées à notre quotidien.

Alors amis français, serrez les dents, le Captain va explorer avec vous ces nombreux écueils, afin de mieux comprendre ce phénomène.

Le franglish 

On n’est plus chez nous, c’est officiel, il n’y qu’à voir comment s’expriment les professeurs (pourtant représentants de la culture aux dernières nouvelles). Eh oui, désormais on pourra entendre régulièrement des phrases telles que « Hier on a brainstormé juste avant le team-building, on a parlé k€ et marketing… Le genre de moment super sharing quoi ! ».
Sachez qu’à chaque fois que vous prononcerez une phrase de ce genre, Baudelaire se retournera dans sa tombe. Vous noterez d’ailleurs que Captain Jack devrait selon toute vraisemblance s’appeler Capitaine Jacques, mais bon, passons.

Les abréviations 

George Orwell – 1984 ça vous dit quelque chose ? Et bien nous y voilà : plus le temps de prononcer des phrases, alors on abrège au maximum. Gain de temps me direz-vous ? Que nenni, plutôt une autoroute vers le sectarisme.
Allez faire comprendre la phrase suivante à un pauvre être humain n’ayant pas la chance d’être en école : « J’ai oublié mon pull BDE pendant le WEI, du coup j’ai pas pu shotgun ma place pour l’OB, je validerai ni ma target ni ma L3 si je continue, le seum
Le seum, effectivement, personne n’a rien compris à cette phrase et la langue française s’appauvrit aussi vite qu’un listeux en période de campagnes.

L’invention pure et simple de vocabulaire

Alors là on arrive sur une pratique bien tordue qui consiste à inventer directement des mots pour coller à des concepts déjà largement référencés dans le dictionnaire. Sympa.
Cela donnera par exemple lieu à des phrases saugrenues telles que « T’as shotgun pour le barathon ? Y’a des réducs pour les cooptants Cannelé d’Adresses ».
Outre le fait que cette phrase n’a aucune chance de se réaliser, il semble évident que cette pratique relève du crime contre l’humanité. Une étude Américaine de la NASA a d’ailleurs démontré que 100% des élèves d’écoles de commerce employant ce vocabulaire descendraient en réalité des nazis… À bon entendeur.

L’analyse du Captain 

Il semblerait qu’en fait les écoles de commerce aient développé une sorte de langage codé servant à dissimuler une vaste supercherie. En effet, une activité qui paraîtrait aux yeux de tous parfaitement professionnelle, comme un séminaire moderne ambitieux et qualitatif en bord de mer, dissimulerait en réalité une immense beuverie généralisée au Cap d’Agde. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.
Ainsi, semblables à de futurs managers dynamiques et qualifiés, les étudiants se livrent à toutes sortes de dépravations en toute impunité.

Le conseil du Captain 

Comment subir ce genre de pratiques sans risquer de casser accidentellement un tibia à quelqu’un ?
C’est très simple : la consommation massive de Xanax permettra de calmer vos spasmes lorsqu’un « Au final » sera lancé sans crier gare par un de vos congénères ambitieux et dynamiques. Au delà de ça, il vous faudra faire front et résister à la tentation de délaisser l’école pour devenir prof de français au fond de la Creuse (là où il n’y a pas encore l’électricité).

« Calme Courage Confiance » -Captain Jack 19/11/2017

Bastien B

Publicités

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :