Discrimination positive : Afin de complexifier les partiels, Kedge embauche un illettré pour la rédaction de ses sujets

 

illettrisme

Le partiel est un grand moment. C’est la rencontre ultime entre un élève et un sujet, qui va lui permettre de certifier qu’il possède un minimum de connaissances dans la matière concernée. Seulement voilà, pour maximiser les chances de réussite de leurs petits chérubins, une partie des professeurs à Kedge a eu tendance avec les années à « aiguiller » les étudiants. Parfois même un peu trop… Mathilde, étudiante en M1 PGE, témoigne : « Ca s’apparente presque à une fuite ! Les professeurs nous donnent des exercices de préparation qui portent le même nom qu’au partiel. Seules les valeurs changent ! ».

Une nouvelle politique inédite

Après avoir compris qu’elle aidait trop les étudiants, l’école a voulu rendre la tâche plus difficile… Dans les plus hautes sphères de l’administration, la décision a été prise d’engager un illettré pour rédiger les sujets de partiel en vue de les complexifier. Pour éviter les recherches à base de ctrl + F dans les Google Docs, des subtilités sont ainsi disséminées dans tous les sujets. Par exemple, le mot approche peut devenir « apparoche » selon les erreurs du rédacteur. Cette complexification hasardeuse de sujets peut toutefois s’avérer compromettre sérieusement les chances de réussite à certaines questions. « Quand qualitative se transforme en quantilative, tu te dis que t’aurais mieux fait de tricher comme un porc au contrôle continu pour équilibrer ta note ! » explique Mathilde d’un air désabusé.

Une embauche controversée

L’embauche de l’illettré est une occasion en or pour que Kedge puisse se poser en France comme pionnière en matière de politique RSE. Toutefois, elle a préféré le cacher aux étudiants dans un premier temps. Ce n’est que quelques années plus tard que des bruits de couloir ont fini par mettre toute l’école au courant. Les réactions ont, pour la plupart, été virulentes, comme celle de Jérémy : « Je crois qu’en 3 ans, j’ai dû voir deux épreuves sans faute d’orthographe. Maintenant tout s’explique ! Vu la honte que c’est pour une telle école, je comprends mieux pourquoi ils veulent qu’on rende les sujets ». Pour l’administration c’est, au contraire, une décision des plus éclairées, comme nous l’explique un proche du directeur : « Les sujets sont plus durs, et en plus ce n’est même pas fait exprès ! ». A la question de savoir si elle ne s’inquiétait pas de l’augmentation potentielle du taux de rattrapages, l’administration a répondu que ce n’était pas un mal, mais sans donner plus d’explications. Comme quoi il y a peut-être des erreurs dans les sujets, mais certainement pas dans la comptabilité de l’école !

Roméo

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