Violente vague de burnout suite à l’intégration des 1A en asso

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La plupart des étudiants n’étaient pas prêts à ça. Le choc a été dur.

« Déjà, il y avait les cours. 15h par semaine. C’était compliqué à gérer, même si en prenant sur moi je parvenais à m’accrocher. Mais maintenant que je suis en asso, ce n’est tout simplement plus possible » nous confie Cécile d’une voix morne, la tête cachée dans ses mains. Etudiante en première année du PGE, elle n’a pas supporté le choc horaire auquel elle a été confrontée en venant étudier à Kedge Business School. Et elle n’est pas la seule. Selon une enquête menée par l’institut de sondage IFAUX, environ 70% des étudiants seraient dans le même cas. Une nouvelle qui ne surprend guère Florian, un étudiant en M1 qui a su surmonter ce fléau. « Quand on a fait 2 ans de prépa, comme c’est mon cas, on a travaillé pour approximativement 10 ans. Le problème, c’est que pendant les 8 années restantes, notre cerveau n’est plus bon à rien ! Un peu comme une méduse » nous explique-t-il le regard vide, sans prêter attention au filet de bave qui lui coule sur le menton.

Des réactions diverses selon les individus  

A l’inverse, certains étudiants semblent pris par un sentiment d’inaccomplissement, bien que ceux-ci restent globalement minoritaires. Trouvant le programme scolaire trop léger, ils décident de s’impliquer dans un grand nombre d’activités extra-scolaires. C’est notamment le cas de Thomas, fraîchement arrivé au PGE de Kedge. « Je me suis engagé dans une association et dans 6 commissions. » La rédaction a alors compris pourquoi il n’y a pas assez de place pour tout le monde dans les associations. Et Thomas d’ajouter : « C’est sans compter mes cours de yoga trois soirs par semaine et mon cours de flûte de pan le week-end. »

Nous lui avons demandé si toutes ces activités ne pesaient pas trop lourd dans un budget étudiant. Aucun problème pour lui : « Je m’occupe des pro-acts d’autres étudiants moyennant financement. » En tout, il en est déjà à plus de 40 pro-acts en cours de réalisation, les siens compris.

La faute des cours ?

Certains expliquent la recrudescence du burnout chez les étudiants par le volume horaire des cours, trop conséquent selon eux, comme l’analyse Amélie : « Evidemment il y a trop de cours en PGE. Imaginez un peu, j’ai 9h de cours cette semaine. Ça me prend 3 demi-journées ! Comment voulez-vous que je remplisse mon quotient de glandage ? »

A l’évidence, l’expérience associative qui s’ajoute à de tels horaires n’arrange rien : réunions hebdomadaires, nouveaux projets à mener pour l’association, apéros quasi-quotidiens, et la liste est longue. En conséquence, l’administration, qui se soucie du bien-être des étudiants, prévoit de baisser le volume horaire des cours au plus vite. « 30h de cours ne sont pas forcément nécessaires pour comprendre la comptabilité par exemple. Nous réfléchissons actuellement à un éventuel rabais à 15h, largement suffisant pour avoir les bases », nous affirme un membre de l’administration.

Roméo

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