Le Captain à la rencontre de T.Froehlicher, DG de KEDGE BS

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Pour répondre aux problèmes qui se posent depuis le début de l’année scolaire, le Captain est parti à la rencontre du directeur général, M.Froehlicher. Après l’avoir fait dabber pour le journal admissible, c’est un directeur jouant sur la carte de la franchise que nous avons interviewé. Retour sur cet interview signée CJ (oui le Captain sait faire des vraies interviews et ne fait pas que du satirique).

Comment ressentez-vous cette rentrée, au vu des nombreuses polémiques ?

(Rire) La question est assez directe. J’aimerais préciser que c’est une excellente rentrée pour KEDGE du point de vue de l’attractivité de l’école. Nous sommes la seule école qui progresse directement face à nos concurrents tels que Neoma ou TBS. Pour moi, cela est bon signe. Nous avons résolu le problème d’équilibre des effectifs de première année répartis sur Bordeaux et Marseille. Nous nous sommes aussi renforcés sur l’international en prenant encore plus pied en Chine et en Afrique. La rentrée est donc plutôt une bonne rentrée de ce point de vue mais nous sommes conscients que nous avons une liste bien définie de pistes d’amélioration.
Ensuite il faut que nous, l’administration, soyons très attentifs à ce que nous puissions sortir d’un certain nombre de malentendus.

Sur ces pistes d’amélioration, vous parlez de la question des échanges ? 

Tout d’abord il faut qu’on s’entende, nous savons que nous devons gérer une contrainte nouvelle qui nous vient d’une décision du ministre de l’enseignement supérieur. A partir de ce moment là, nous avons voulu trouver un schéma idéal pour assurer la transition sans pénaliser personne. A ce stade il n’y a pas de raison de penser que notre réseau international n’est pas bon, au contraire, il est excellent. Ce n’est pas là que cela se joue. Ce que je vois c’est que nous devons être le plus clair possible dans la manière dont nous allons affecter les étudiants à l’étranger. Nous allons le faire étape par étape afin que les étudiants aient toutes les informations possibles.

Etes vous actif sur les réseaux sociaux, notamment sur les groupes d’étudiants regroupant les étudiants de KEDGE ?

Je suis actif mais je ne souhaite pas, ou très très rarement, entrer dans les discussions Facebook ou dans les espaces dédiés aux étudiants puisque des personnes sont plus habilitées à le faire. Par contre, je suis très soucieux d’y aller parce que c’est un des endroits où je peux voir ce qu’il se dit de l’école. Je suis plus réactif sur Twitter puisque parfois je vois des choses qui me choquent. Dernièrement, j’ai répondu à un Tweet d’une personne externe à l’école qui a relayé une information fausse sur le fait qu’un professeur aurait émis des propos racistes. Cette personne m’a répondu que ce n’était que des bruits de couloirs et qu’il n’avait jamais vraiment entendu cela. Je suis donc toujours en état d’alerte.
De plus, il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux sont une mine d’informations pour moi mais aussi pour faire la publicité sur la marque KEDGE.
Pour résumer, oui je suis très actif et je crois même être le 3ème directeur d’école le plus actif sur les réseaux sociaux, c’est dire !

Il y a un manque de confiance des étudiants PGE vis à vis de l’administration. Comment l’expliquez vous ?

Le mot confiance me paraît important. Quand on est dans une situation qui correspond à un changement et que l’on est en phase avec les étudiants, une simple explication peut faire avancer les choses. Dans le cas contraire, cela peut être source de crispations et donc source d’inquiétudes. Je n’oublie pas que cette école est récente dans sa structure actuelle et nous vivons encore avec des étudiants qui ont vécu la fusion et dont l’école n’a pas pu répondre à leurs attentes. Cela a été le cas lorsqu’un fichier erroné, l’an dernier, a été envoyé par une personne de l’administration. J’ai pris mes responsabilités, en interne, par rapport à cette personne là parce que j’ai considéré que c’était une faute grave. Dans cette situation le mal est fait et les étudiants perdent confiance vis à vis de l’école, donc il faut que l’on arrête ce genre de choses. Je considère que cette année nous ne devons pas avoir les mêmes problèmes.
Là, nous avons un calendrier qui est établi, nous savons qu’il y a une inquiétude des étudiants sur les départs à l’étranger. Nous augmentons constamment notre réseau international et nous essayons d’expliquer aux étudiants que nous ne pouvons pas donner le nombre de places disponibles pour les universités partenaires étant donné que cela dépend de la demande. Par contre, nous sommes tout à fait capable d’avoir un réseau plus important en cas de forte demande puisque nous avons des partenariats de longue date, avec ces universités.

Comment comptez vous y remédier ?

Le constat sur le PGE (le plus volumineux en termes d’étudiants) est que notre communication ne passe pas bien. Nos amphis sont très unidirectionnel, c’est-à-dire que nous faisons ces amphis de la façon suivante : « nous venons vous dire que ». Cependant, nous ne sommes pas certains que les bonnes questions soient posées. On se rend compte que l’on a un déficit sur la représentation des étudiants par des personnes particulières et influentes de l’école. Je pense que l’on doit s’appuyer sur les CDA des deux campus (Bordeaux-Marseille) mais aussi sur les présidents des associations. Ces étudiants sont des personnes de confiance vis-à-vis de l’administration mais aussi vis-à-vis de leurs camarades. Nous allons donc travailler prochainement ensembles pour voir comment cela se met en place mais nous sommes confiants à ce sujet. De plus, il y aura aussi des représentants des étudiants étrangers et des anciennes générations d’étudiants. Ces représentants se retrouveront automatiquement dans les comités de programmes, endroits où se jouent les améliorations des programmes dans l’école.
Mon souhait principal est que l’on se voit le plus souvent possible, tous les 15 jours, dans des réunions régulières avec ces représentants, afin que nous puissions répondre à la communauté étudiante le plus rapidement possible.

En tant que Directeur Général d’une grande école de commerce comme KEDGE, avez vous des difficultés à suivre la vie étudiante de l’école sur les deux campus ?

Au risque de vous surprendre, pas réellement. En fait, tous les jours, j’ai un retour direct des différentes personnes clefs qui dirigent chaque campus. Je les appelle souvent, je les motive, je les relance, je leur demande de répondre aux étudiants qui attendent des réponses. Je considère que l’on doit répondre rapidement aux préoccupations. L’autre élément est que je circule sur les campus, je ne suis pas forcément visible mais je suis au moins une fois à Marseille et une fois à Bordeaux chaque semaine. De plus, je reçois régulièrement des messages privés Facebook auxquels je réponds, si j’ai en ma possession assez d’informations, sinon je les réoriente vers les personnes compétentes en mesure de répondre. Un des problèmes que je ressens dans ces échanges est que vous ne savez pas vers qui vous tourner et nous devons nous améliorer dans l’information que l’on donne pour ne pas que vous passiez par quatre services avant d’arriver au bon. Nous savons que les adresses informelles de type « joinkedge@kedgebs.com » déshumanisent l’information mais des personnes étaient directement visées lorsqu’ils communiquaient avec leur mail personnel.

Combien d’aller retour Bordeaux Marseille faites vous à l’année ?

(Rire) La question est marrante. L’année dernière j’avais fait un calcul parce que je me le demandais moi-même. J’avais passé 25% de mes journées de travail à Bordeaux, 25% à Marseille et le reste du temps à Paris ou à l’étranger (calcul du Captain : sachant qu’un directeur travaille environ 48 semaines par an, M.Froehlicher effectue 48 aller-retours dans l’année. Ajoutons à ceci les réunions exceptionnelles, nous pouvons dire que près de 60 aller-retours Bordeaux-Marseille sont effectués). Finalement, Bordeaux-Marseille c’est 50 minutes d’avion et si vous comparez ça avec un trajet quotidien parisien, c’est tout à fait normal. J’ajoute que toutes nos réunions se font en visio-conférence. Le nomadisme peut fatiguer sur l’année mais nous ne regrettons pas d’avoir fait le choix de ne pas centraliser les décisions sur Paris.

A propos de la vie étudiante, connaissez vous le prix d’un café à la cafet ?

(Rire). En fait j’ai un compte moi à l’école. Je dirais 40 centimes. En tout cas je sais encore mettre un ticket de métro où il faut…

Pour finir, que pensez-vous de Captain Jack ?

(Rire). Ecoutez, soyons clair. Une école en bonne santé a avec elle une équipe qui est là pour la critiquer et faire preuve d’autodérision en ayant parfois la dent un peu dure. Je suis un grand fan de Captain Jack, que je lis d’ailleurs régulièrement. La question qui peut se poser, très rarement, est de savoir si la ligne rouge est dépassée ou pas. Je suis très sensible à ce qu’il se passe à l’extérieur de l’école et des répercussions que peuvent avoir un message compris comme humoristique auprès de tous les étudiants de l’école. La vidéo du mexicain par exemple, je ne l’ai pas aimé (rire).

Arthur Delphes

Journal sponsorisé par Barberousse Shooter Bar -Bordeaux

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