Chantier du 21 : un travail herculéen depuis 150 ans

Marseille, ville de plus en plus huppée, a à cœur de redorer son image et ce notamment par l’investissement dans des infrastructures modernes et designs, notamment le nouveau Vélodrome ou encore le MUCEM, mais cela tend parfois à dénigrer les antiquités de notre belle cité méditerranéenne. Aujourd’hui, focus sur un joyau incompris de notre chère Massilia.

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Entre Obélisque et Luminy : le chef d’oeuvre

Nous allons aujourd’hui vous faire découvrir un monument que vous avez déjà croisé, sans doute sans faire attention au chef d’œuvre architectural auprès duquel vous passez à chaque fois que vous vous rendez à l’école. En montant à Luminy, juste après le rond point de l’obélisque, vous voilà sur l’avenue du maréchal de Lattre de Tassigny. Oui on sait, elle est en travaux, le bus ne passe pas, tu arrives en retard en cours et Pelazza t’affiche devant toute ta promo pour ton premier amphi de cours entreprise.

Tout vient à point à qui sait attendre

Néanmoins, la prochaine fois que tu fulmines en pensant à la Xème absence que tu vas ramasser, jette un œil par la fenêtre et admire cette route magnifique en travaux depuis des temps immémoriaux que le monde entier nous envie. On a eu beau chercher, des chantiers qui durent depuis si longtemps on en a trouvé qu’à Barcelone sur une petite église de quartier qui commence à avoir de la gueule, alors imaginez un peu la route pavée d’or et de joyaux à laquelle on va avoir droit si les travaux se finissent un jour, on sera sans doute six pieds sous terre d’ici là mais ca va bien nous faire gagner une place ou deux au classement Challenges !

La légende de l’ouvrier fantôme

Les plus observateurs auront remarqué l’absence APPARENTE d’ouvriers sur ce chantier, comment voulez-vous que ca avance me diront les plus sceptiques ? Première chose nous sommes dans le Sud : la fiabilité, l’assiduité et le sérieux des ouvriers méditerranéens ne sont plus à démontrer et quand bien même on voudrait le démontrer impossible de mettre la main sur eux donc on va partir de ce postulat. Un élève de la promo 88 a affirmé avoir vu un travailleur à l’œuvre un matin mais il revenait du Maxi, ses paroles sont donc à relativiser. Néanmoins si vous apercevez un certain Momo, la cinquantaine bedonnante, roupillant dans sa grue ou sous un arbre, il est fort probable qu’il fasse partie de la crème des ouvriers phocéens, n’hésitez pas à aller lui poser des questions, nombre de générations d’étudiants à Kedge se sont inspirés de ses méthodes de travailleur révolutionnaires, aka « Learning by Chilling ».

C’est parti pour durer …

On espère que vous aurez pris conscience de la chance que vous avez de côtoyer chaque jour un des chantiers les plus longs jamais conçus et vu le rythme de travail acharné des ouvriers fantomatiques, nul doute que vous pourrez jouir encore longtemps de cette perle architecturale alors ENJOY !

Antoine

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