Ruptures amoureuses : grandeur et décadence de la crise de novembre

Peut-on étudier à Kedge et voir son couple survivre au virage décisif du mois de novembre ? Oui répond une Kedgeuse toujours éprise de sa moitié à la Toussaint. Le tout malgré les sollicitations tenaces et obscènes dont elle fait quotidiennement l’objet sur le campus. Retour sur une histoire qui émeut autant qu’elle divise.

12209278_10153657999260449_1787047569_o

La fameuse crise de novembre

Tout d’abord il y a la vérité des chiffres, implacable et objective : 97% des unions entre un membre d’une ESC et une personne de l’extérieur ne survivent pas au mois de novembre. Cette statistique édifiante publiée par l’INSEE s’explique par plusieurs facteurs : les tarifs prohibitifs de la SNCF, la vie étudiante toujours plus chronophage et des soirées qui regorgent de tentations. Dans un tel contexte, l’histoire de la jeune Mélanie a de quoi surprendre. Arrivée à Kedge en septembre dernier, cette étudiante de 21 ans laissait derrière elle Martin, son compagnon depuis trois ans. Épris l’un pour l’autre, ils se sont lancés dans une relation à distance. Et alors que le mois de novembre a déjà pointé le bout de son nez, Mélanie et Martin font face à la houle. « Ce n’est pas facile tous les jours, mais on essaye de s’accrocher. Il nous arrive de faire l’amour sur Skype quand le manque se fait trop ressentir », témoigne Mélanie, aimante et dévouée comme au premier jour.

Levée de boucliers à Shark it

Et pourtant, les propositions indécentes jalonnent les pas de la jeune fille. A titre d’illustration, pas moins de onze kedgers libidineux ont tenté de l’inviter à la NDLC. En vain. Si cette romance qui perdure entre elle et Martin est un exemple à suivre pour certains rêveurs, elle ne fait pas pour autant l’unanimité au sein de l’école où les déçus s’accumulent. Principalement du côté de Shark It (baby asso de Bordeaux), où les dents commencent à grincer. Contacté par nos soins, le président ne pèse pas ses mots : « c’est tout bonnement inédit, on avait jamais vu ça à Kedge (seuls deux cas recensés du temps de la BEM, ndlr). On doit se remobiliser au plus vite et redoubler d’efforts. Ce genre de sortie de route peut nous coûter notre crédibilité ».

Reste que le cas de Mélanie intrigue autant qu’il suscite l’émulation : Shark it a vu ses effectifs gonfler de 15% depuis le 1er novembre. De son côté, Martin est en proie à l’inquiétude et à l’alcoolisme. Une cellule psychologique lui sera ouverte par le Wellness Center.

                                                                                                                            

Raphaël Homassel

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :