Parking Gate : 12 étudiants entre la vie et la mort

Le parking de Luminy est à nouveau le théâtre d’un fait divers abracadabrantesque. A la suite du premier guet-apens motorisé de l’Histoire, 12 étudiants de Kedge Business School sont actuellement immobilisés dans le massif de Luminy. Récit.

Untitled Infographic (1)

En mode survie

L’Odyssée de ces 12 étudiants bloqués sur le parc de stationnement de Luminy a des allures de robinsonnade effroyable. Pour Ines B., l’une des douze victimes, la situation perdure depuis près de 10 heures interminables : « J’essaye tant bien que mal de tenir le choc. La survie est difficile et j’ai dû me nourrir de ma propre urine et d’un sandwich de la Sodexo pour tenir le coup » nous avoue-t-elle à demi-mots. Recroquevillée dans son embarcation de fortune, Ines joue cartes sur table et tente le tout pour le tout dans un geste désespéré : « Si je m’en sors indemne, j’offre ma virginité à Nicolas G.W, c’est promis ! ».

4 survivants

Le Peloton de pochtrons gendarmerie dénombre pour l’heure 4 survivants. « C’est incroyable, j’ai bien cru que j’allais y rester » nous avoue Stéphane, un nouvel arrivant ESC qui peine à reprendre son souffle. « Il commençait à faire noir et des sangliers encerclaient mon véhicule. J’ai tenté de les repousser en leur balançant nonchalamment un de mes cours sur la loi binomiale mais rien à faire, les bestiaux ne voulaient pas en démordre » ajoute-t-il encore galvanisé par l’effroi.

Le GIGN dépêché sur place

Les évacuations ont commencé depuis près d’une heure. Un convoi d’hélicoptères exceptionnel a été dépêché sur place à la faveur d’une météo clémente. L’hélicoptère a fait plusieurs rotations dans les airs avant de parvenir à se stabiliser au-dessus du parking de Luminy. Munis d’équipements spéciaux et de chiens renifleurs, les secouristes débarquent avec la régularité d’une horloge pour secourir les kedgers sinistrés. « Nous avons d’abord tenté d’emprunter « le petit chemin » mais la difficulté du terrain nous a contraint à l’abandon » déclare Hervé Beneul, gendarme émérite du GIGN. « Le reste de l’escouade est actuellement coincée dans le 24S, nous les attendons d’une minute à l’autre pour nous prêter main forte ».

La situation est en voie d’amélioration mais une question reste en suspens : comment l’intelligentsia estudiantine française –  « la crème de la crème – a-t-elle pu mettre un oeuvre un tel désastre ?

Rémi Jallageas

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :