Intervention de Thomas Froehlicher

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Les « bullet points » de Thomas Froehlicher

Captain Jack couvrait pour vous ce midi la conférence du DG sur  « les orientations stratégiques et axes de développement de KEDGE Business School ». Le vocabulaire marketing, so « corporate friendly » et les listes de piliers, facteurs clés, objectifs stratégiques par 3 ou 5, exposés par M. Froehlicher avaient des airs de cours Entreprise. En voici les grandes lignes.

  • L’objectif de cette conférence : « Présenter un cap à 2020, une organisation à terme, une stratégie » (qu’il devait également présenter dans l’après-midi au conseil d’administration de l’école), puis une discussion avec les étudiants.
  • 2 chantiers à long terme : Kedging 2020 et Back to Management. Le premier est lié à la refonte des programmes, le deuxième est sur le lien entre Faculté et Staff de l’école.
  • La stratégie globale consiste à faire de la « croissance » et de  « l’innovation » un Business Model de l’école afin que celle-ci se démarque à l’international d’ici 5 ans : accroitre le nombre d’étudiants et créer de nouveaux programmes destinés aux étudiants étrangers et aux executive managers. (Objectif : être bien classé aux ranking internationaux tel que le Global MBA)
  • Un enjeu majeur de la direction : la « qualité », satisfaire les « clients internes » que nous sommes. Il évoque à ce propos quelques « disfonctionnements », (sans entrer dans les détails) directement imputables à la fusion ou existants avant son arrivée.
  • Le DG reconnait qu’il y a de vrais problèmes de communication interne, du staff aux étudiants, des profs au staff, du staff entre eux. Cela fait donc partie des objectifs.
  • 5 leviers ou facteurs clés de succès : la simplification (des programmes et des services trop compliqués, les étudiants s’y perdent et c’est N. Grosse-Waechter qui en fait les frais sur Facebook), le facteur humain (améliorer la communication interne), client first (l’étudiant est perçu comme un client, il doit donc être satisfait en premier et il y a du travail), l’innovation, et « last but not least » l’internationalisation.
  • Développer la « brand » Kedge : Identifier des anciens de l’école dirigeants de haut niveau et entrepreneurs phares à la « brand » Kedge.
  • 3 ambitions : Synergie recherche/enseignement/expertises : création d’un doctorat Kedge (soit un PhD), une « Executive & Corporate school» pour les professionnels
  • Le choix du campus sera laissé aux étudiants admis comme l’année dernière, en essayant d’attirer 55% d’entre eux sur le campus de Marseille (Travail du service Promotion et Communication)
  • En fin de présentation on peut lire sur un slide : « Dans un contexte de ruptures et de changements, être acteur de sa vie et du monde, c’est (se) réinventer en permanence », bref innover quoi, modifier les programmes d’ici 3 ans en fonction des retours des étudiants et des attentes des professionnels.

Le DG affirme donc « centrer notre effort sur un certain nombre de territoires de croissance », précédemment exposés. Quoiqu’un peu évasifs, les objectifs devraient avoir des effets d’ici 3 à 5 ans. Certains points laissent des étudiants dubitatifs, d’autres questions restent en suspens. Lorsque vient le moment des questions, des voix s’élèvent pour exprimer leurs doutes. Voici quelques questions parmi celles qui ont été posées :

Est ce que quelque chose va être fait pour augmenter la sélectivité ? (Dans les classements et auprès des étudiants de prépas)

« Il faut qu’on intègre en plus quelque chose qui touche à l’entreprise » répond le DG. L’idée c’est de se positionner dans une logique de club (faire partie du club de 15 meilleures Business schools). Ça va se jouer sur l’international, sur le corps professoral (présence dans les médias, personnalités académiques connues), diplômés célèbres. Au niveau des entreprises, dans les directions des RH, il faut que le nom Kedge soit reconnu. « Je pense que dans les années qui viennent on va être plus visibles dans des ranking internationaux », et donc on sera comparé à des écoles de haut niveau mondial.

Relations publiques et relations aux entreprises : Kedge semble peut présent lors d’événements académiques dans la région, comment expliquer ce manque de représentation et de communication ?

L’objectif n’est pas de participer à tous les cocktails de la région mais de viser l’international ou du moins Paris, qui polarise les principaux alumnis qui travaillent à l’étranger.

Le même étudiant s’indigne que l’administration n’ait fait aucun communiqué interne à propos du récent décès d’un professeur de RH, Adel G., au sujet duquel de nombreuses rumeurs circulent. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de communication interne ?

Ce décès a profondément marqué le corps professoral et le staff. « L’école a été en Tunisie participer à son enterrement » affirme le DG. Il déplore les rumeurs qui vont bon train à ce sujet. « Personne n’a été témoin de ce tragique événement », explique-t-il pour éluder les éventuelles élucubrations. « Comment on parle de ça à tous les étudiants ? On n’était pas préparés à ça, on ne l’est jamais. » témoigne-t-il avec pudeur. Cet événement succède à l’accident d’une étudiante de Bordeaux, durant le sémineige. M. Froehlicher nous communique qu’elle va peut-être bientôt sortir du coma. Des membres du staff se relaient auprès des parents, et le DG s’est rendu à son chevet il y a peu.

Pour ce qui est de la communication interne en général, « On n’y est pas, apparemment » question de simplicité (un des facteurs clés de succès). « Il y a beaucoup à faire ».

Plutôt que de multiplier les programmes, pourquoi ne pas optimiser les programmes qui existent en améliorant la qualité des cours, en engageant des professeurs bilingues ?

« Je suis d’accord avec vous » répond le DG. Il réaffirme que le principal objectif est d’abord de  réinventer les programmes, de simplifier et condenser l’offre qui existe déjà. Il évoquait durant la première partie d’engager plus de professeurs qui sont à la fois des chercheurs, des professeurs et des executives.

Parcours Industries Créatives : ce parcours s’est fermé aux étudiants marseillais. Il n’y a eu aucune communication là-dessus et certains d’étudiants comptaient sur ce parcours en intégrant Kedge. Qu’est ce qui sera fait pour eux ?

« Nous allons travailler sur la communication pour mieux orienter les étudiants (qui veulent faire ce parcours) sur le campus de Bordeaux » répond Nathalie Hector. Il s’agit d’orienter les futurs étudiants de Kedge lors de la promotion. Et pour ceux qui sont en Master 1 actuellement ? « Peut-être » leur donnera-t-on la possibilité, en M2 l’an prochain, d’être sélectionnés pour ce parcours. Mais il ne concerne « que 25 places » et ne semble pas être une priorité.

Jade Heyman

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