Affaire Wormgate : Enquête sur un scandale inVERsemblable Partie 2

Ce qu’on ne vous a pas dit 

La première chose à savoir sur cette affaire, c’est que Kedge ne s’occupe pas des questions alimentaires, et c’est bien normal. Notre école n’est pas une sandwicherie, même si on se demande parfois s’ils ne nous prennent pas pour des jambons-beurre. Toujours est-il que ce service est sous traité à une entreprise privée du nom de Sodexo qui elle même, selon nos informations, se fournit en lentilles chez Jean Yves Moucroux petit producteur dans le Gers méridional. Nous y sommes allés.
Après 8h de route, c’est un paysan bourru d’une cinquantaine d’années qui nous accueille. Un verre de gnôle dans une main et une carabine 22 long rifle dans l’autre, le personnage n’a pas l’air commode. Et pour cause, le seul commentaire que nous réussirons à obtenir nous laisse perplexe : « Olé tré beune mio lentille, é pi jcré po c’tio a moué d’lever que vers boudioudboué ! »

Notre enquête piétinait…

Jusqu’à ce que, voyant que nous nous intéressions d’un peu trop près à cette affaire, un responsable de chez Sodexo nous convoque pour une entrevue. Dès le début, on le sent sur la défensive : « Kedge a contracté une offre de repas low-cost avec notre société » puis il rajoute « Il est formellement stipulé dans l’article 21, alinéa B, verset 12 que nous ne pouvons pas être tenus pour responsables de la présence de vers, de rats ou de poils pubiens dans les assiettes. Si cela arrive, c’est au client de nous le faire remarquer. »
Kedge de son côté affirme n’avoir eu connaissance de ce problème qu’au moment de la publication de M. Jousserand. On pourrait bien évidemment croire en la bonne foi légendaire de notre école mais une source proche du dossier nous a confié une note confidentielle qui prouve qu’ils étaient au courant depuis 1982.

Alors pourquoi l’école n’a-t-elle rien fait ? 

Notre intuition première était que cette information, comme beaucoup d’autres, devait s’être perdue dans les méandres de notre si efficiente administration mais une autre pensée nous a traversée l’esprit : et si l’école avait volontairement fermé les yeux ? Nous sommes retournés à Sodexo pour savoir ce qu’il se serait passé s’ils avaient été alertés.
« Et bien nous aurions rappelé tous nos produits, c’est la procédure. » Le problème c’est qu’on devine un malaise derrière cet aveu. Après les lui avoir tirés du nez, il finira par nous avouer : « Le rappel engendre des coûts supplémentaires qui sont à la charge du client… »

La voilà la vérité scabreuse de cette affaire : Kedge à délibérément mis la vie de ses étudiants en danger pour faire des économies de bout de chandelle. Comme ces fameuses lentilles, on peut le dire :

C’est dégueulasse ! 

Malgré ces révélations beaucoup de questions restent sans réponse : jusqu’ou l’école est elle prête à aller dans ses coupes budgétaires ? Pierre Jousserand est il mort en vain ? Faudra t’il bientôt shotgunner ses repas ? Et enfin et surtout : quand est-ce qu’on mange ?

A vers à suivre… 

François Guédon

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