Bordeaux vaut bien une (Ker)messe

Captain Jack aime les histoires drôles ! Celle de Mr Da Silva ne saurait vous laisser de marbre :

Manuel Da Silva habite Bordeaux depuis maintenant 5 ans, manuel est policier et travaille au commissariat de la rue du cerf-volant, la dernière déposition de la journée est souvent la plus dure et celle du tapage nocturne qui aurait eu lieu au XX Cours d’Alsace-Lorraine* ne va pas le décevoir. 

« Je vous assure Mr l’agent, ils étaient cinq : horribles et monstrueux avec des maquillages moribonds et funèbres qui me rappelaient curieusement The Walking Dead. Ils coururent comme des va nu pieds en direction du 1er en chantant à tue-tête, ou plutôt à tue gorge : La Kermesse ! La Kermesse ! La Kermesse !

J’les ai regardés, ils m’ont regardée, on s’est regardé. L’un d’entre eux me tendit une cigarette roulée à l’odeur très forte, sans doute de l’héroïne mais je m’y connais peu, en ajoutant : « Eh la vieille, tu fumes ? »

Bref, j’étais scandalisée.

Mais voyez-vous Mr l’agent, tout commença d’abord par un Tohu-Bohu respectable : les convives presque sobres arrivèrent par nuées, je sentais que quelque chose se tramait. Les boules Quiès de la boite aux lettres m’avaient mis la puce à l’oreille toutefois je préférai la sagesse et la sérénité pour ne point énerver mes trois voisins du 1er.

Puis un Brouhaha plus malsain encore m’intrigua, tout comme cette odeur de renard typique de l’homme qui a chaud. Et le sol tremblait, et les bibelots voltigeaient, et le chien manifestement terrorisé, déféqua de peur. : le tapis de mémé véritablement fichu, quelle misère !

Enfin, c’est avec un Tintamarre bien tambourinant que les hostilités atteignirent leur apogée, des chants du Limousin virent un garçon bien en chair finir nu comme un ver, et un des trois voisins urina du balcon au trottoir pour bien marquer son territoire. Minuit 30 : le répit n’arriva qu’après une descente d’éléphants magistrale qui soulagea l’immeuble d’une centaine de zoulous.

Sachez agent Da Costa que je désespère, ma lettre à ces jeunes hurluberlus fut sans effet. Aidez-moi Mr l’agent, pitié aidez-moi ! ». La brave Mlle de Péchons Capote s’effondra en sanglots visiblement bien dépitée d’une telle situation.

Manuel Da Silva rentra chez lui un peu confus, retourné, confus, retourné, confus encore, bref il se lava, mangea puis sortit ses poubelles et croisa ainsi deux jeunes c… éméchés, rentrant dans l’immeuble en braillant.

Sur cet entrefait, l’agent Da Silva s’agenouilla, récita un Ave Maria un brin bigot et se signa en murmurant : « Ouh Caraï, pourvou que ça nou m’arrive pas. »

*Les habitants de l’appartement concerné ne souhaitant pas susciter la curiosité populaire, n’ont pas souhaité partager leur adresse pour des raisons de confidentialité qui se comprendront très bien.

 

                                                                                                                                                             Nicolas Noël

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