Cas Z : Un étudiant plaque tout et part vendre des robinets avec M. BARON

Depuis près d’une semaine, les Kedgers s’exaltent autour du tristement célèbre « Cas Z », sujet d’études inchangé depuis le Moyen-Âge qui n’en finit plus de déchaîner les passions. Si la plupart des étudiants traitent ce cas avec le détachement et le mépris qui s’imposent, d’autres semblent s’attaquer à ce « rite d’initiation » avec un enthousiasme tout à fait inquiétant. Enquête.

Des symptômes raresGota de agua

Pour Julien Berthe, étudiant ESC nouvellement intégré, ce cas Z a fait l’effet d’un véritable électrochoc : « Au début, tout se passait le plus normalement du monde » explique Julien. « Je rédigeais consciencieusement ma TOISE, énumérant avec une concentration sans faille les différents équilibres et déséquilibres existants quand soudain tout a basculé… » poursuit-il  dans un semblant de suspens digne des pires épisodes de Josephine Ange Gardien. « C’est alors que M. Crespo et sa fonderie picarde me sont apparus en rêve, hantant sans relâche mes nuits et mes pensées » ajoute-t-il sans détour. Si le forcené n’a pas souhaité s’aventurer dans de plus amples détails, il y a fort à parier que Freud aurait eu beaucoup à dire sur son état de santé mentale.

Une névrose obsessionnelle

Pensées compulsives, tremblements et même crise de somnambulisme, Julien semble présenter les symptômes d’une authentique névrose obsessionnelle. « Juju s’est levé la nuit dernière et s’est mis à astiquer machinalement le robinet de la salle de bain » témoigne son colocataire désabusé. « Il répétait inlassablement « Non à la convention collective du pétrole, non à la convention collective du pétrole ! » comme si sa vie en dépendait » poursuit-il d’une voix lente et monocorde. Inquiets, les proches de Julien peinent à comprendre l’origine de cette débâcle : « Son délire aigu de « vol de l’aigle » aurait pourtant du nous mettre la puce à l’oreille » regrette Sylvie Berthe.

Une reconversion des plus étonnantes

Depuis ces tristes évènements, Julien s’est mis en tête qu’il était le seul être capable de sauver l’entreprise Z  du marasme social qui s’enlise depuis le rachat. « Cette étude de cas m’a littéralement ouvert les yeux » assène Julien, encore paralysé par ce qu’il décrit comme « une authentique révélation providentielle ».

Conscient qu’un poste de DRH est toujours à pourvoir, Julien souhaite bel et bien en découdre pour parvenir à ses fins : « Adieu les Pro-Acts, les 500€ de rattrapage et l’ignoble flan de la Sodexo, M. Baron a besoin de moi pour vendre des robinets en plastique et retrouver ainsi une spirale de succès inébranlable » martèle-t-il.

La Rédaction de Captain Jack souhaite adresser tous ses vœux de réussite à Julien.

Rémi Jallageas 

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